Clarence Chollet
Conseillère générale à la Chaux-de-Fonds, Coprésidente des Verts neuchâtelois-

Le RER neuchâtelois apportera de nombreux avantages dont je ne vais pas faire l’inventaire ici. J’aimerais cependant m’arrêter sur un point qui est moins souvent mentionné.
A la fin de mes études, il a fallu que je trouve un travail et un endroit pour m’établir si possible proche de mes amis et de ma famille, mais également de mon travail. Le marché du travail étant ce qu’il est pour les jeunes diplômés, mes recherches se sont étendues à toute la Suisse romande ainsi qu’aux régions proches de la frontière linguistique. Ne trouvant rien dans mon domaine (les sciences de l’environnement) dans le canton, j’ai été contrainte d’accepter des stages dans des cantons limitrophes. Ayant grandi dans les Montagnes, j’ai vite dû me résoudre au fait que je ne pourrais pas m’y établir : 1 heure 15 de trajet jusqu’à Lausanne et 1 heure jusqu’à Berne… impensable ! Le compromis fut donc Neuchâtel, mais à contre-cœur car j’y avais peu de connaissances. Read the rest of this entry »
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Article rédigé pour le Bulletin Vert
Le 23 septembre, le peuple neuchâtelois se prononcera sur la création d’un réseau express régional nommé « RER neuchâtelois » dont la colonne vertébrale sera le TransRUN, cette ligne directe reliant la Chaux-de-Fonds et Neuchâtel par un tunnel ferroviaire. Les Verts neuchâtelois sont en campagne pour « la votation du siècle », l’avenir du canton dépendant de ce résultat.
L’idée de supprimer le rebroussement de Chambrelien et de relier le Littoral et les Montagnes neuchâteloises de manière directe n’est pas nouvelle, mais c’est grâce aux efforts d’un groupe de citoyens qu’elle s’est finalement imposée dans l’agenda du Grand Conseil qui a voté un premier crédit d’étude en 2003. Le concept de RER neuchâtelois s’est petit à petit développé à partir de ce moment. Au départ, les réflexions se focalisaient uniquement sur la liaison la Chaux-de-Fonds – Neuchâtel, puis, rapidement, l’opportunité de revoir l’ensemble du réseau ferroviaire du canton s’est imposée. Read the rest of this entry »
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Article écrit pour le Bulletin Vert
Un an après la grande manifestation qui a eu lieu à Goumois en mai dernier, la mauvaise qualité des eaux du Doubs est loin de s’être améliorée. Si les autorités semblent avoir réagi de part et d’autre de la frontière en lançant de nombreuses études, les poissons continuent de mourir en masse par manque d’actions concrètes.
Pour rappel, un millier de manifestants, surtout des citoyens suisses et français, avaient clamé leur mécontentement le 14 mai 2011 suite à de nombreux épisodes qui avaient mis en lumière l’état déplorable dans lequel se trouve la rivière du Doubs. Quelques mois plus tard, le WWF, Pro Natura et la Fédération Suisse de Pêche avaient déposé une plainte contre la Suisse et la France auprès du Conseil de l’Europe. Les associations accusent les deux pays de laxisme dans la gestion de la rivière dans laquelle vit le Roi du Doubs, ce poisson symbolique qui est actuellement menacé de disparition.
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Voici le texte que j’ai présenté lors de la conférence de presse du 20 mars présentant les candidat-e-s Verts au Conseil communal de la Chaux-de-Fonds.
Economie, aménagement du territoire et hôpital – vers une meilleure qualité de vie
La Chaux-de-Fonds et sa voisine le Locle sont entrées au Patrimoine mondial de L’UNESCO en 2009 grâce à leur histoire singulière : celle de deux villes qui se sont développées à 1000 mètres d’altitude autour de l’industrie horlogère. Savoir-faire et audace ont été les clés du succès des Montagnes neuchâteloises, deux qualités que les Verts souhaitent remettre au centre de la politique locale. Read the rest of this entry »
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Réunis en Assemblée générale le 8 mars au Locle, Les Verts des Montagnes neuchâteloises ont désigné leurs candidat-e-s pour les exécutifs des 2 villes. Leur but: décrocher un siège à la Chaux-de-Fonds et au Locle.
Voici les noms des candidat-e-s qui forment deux listes équilibrées.
La Chaux-de-Fonds:
- Nathalie Schallenberger
- Clarence Chollet
- Pierre-Yves Blanc
- Olivier Ratzé
- Olivier Walger
Le Locle:
- André Frutschi
- Anne-Laure Gasser
- Miguel Perez
- Isabelle Peruccio Sandoz
- José Ramos.
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Texte présenté lors de la conférence de presse de la Marche Mondiale des Femmes en vue de la Journée internationale des femmes du 8 mars 2012.
Un an après l’année des anniversaires : que reste-t-il ?
L’année passée, la Suisse célébrait de nombreux anniversaires : 40 ans du droit de vote des femmes, 30 ans de l’article constitutionnel sur l’égalité, 20 ans de la grève des femmes et 15 ans de la loi sur l’égalité. Au mois de juin, les femmes et les hommes solidaires sont à nouveau descendus dans la rue pour revendiquer l’égalité dans les faits. Autre fait marquant, nous avions une majorité de femmes au Conseil fédéral. Mais en 2012, que reste-t-il de cette année importante pour l’égalité ?
Pour ainsi dire : rien ! Read the rest of this entry »
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Une petite vidéo expliquant pourquoi le TransRUN est une nécessité pour le canton!
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En manque d’inspiration en remplissant mon profil smartvote, j’ai vaguement traduit le slogan de Katharina Meile (une jeune Verte candidate au Conseil national et au Conseil des Etats à Lucerne) que je trouvais original et plutôt bien trouvé: « Schluss mit Altherrenpolitik in Bern – den Generationenwechsel braucht’s jetzt » ou, selon ma version: « En finir avec la politique des vieux mâles ».De nombreux commentaires négatifs ont suivi, tous venant de la gente masculine…
Et bien, Messieurs, ce n’était pas pour vous froisser que j’avais mis ce slogan, mais bien pour dénoncer une réalité qu’on ne peut plus ignorer.
En 2007, juste après le renouvellement du parlement :
- l’âge moyen du Conseil national était de 51 ans, celui du Conseil des Etats de 55 ans.
- 163 sièges sur 246 étaient occupés par des personnes ayant entre 47 et 61 ans (66%) alors que seulement 10 sièges étaient occupés par des personnes ayant moins de 31 ans (4%). Deux de ces jeunes parlementaires sont Verts.
- 2 député-e-s (de gauche) sur 46 avaient moins de 50 ans aux Conseils des Etats (en cours de route, Raphael Comte les a rejoints).
Concernant la répartition hommes-femmes, les chiffres ne sont pas plus représentatifs de la population suisse :
- En 2007, il y avait 57 femmes au Conseil national (28.5%) et 10 au Conseil des Etats (21.7%). Le pourcentage au National a atteint les 30% en cours de législature alors que celui des Etats est descendu à 17.4%.
- A gauche, l’égalité est mieux respectée : 46% de femmes chez les Verts et 44% au Parti Socialiste. L’UDC n’a même pas 8% de femmes dans sa délégation.
- A Neuchâtel, la délégation ne comprend que 29% de femmes.
Notre parlement est donc résolument masculin et âgé et nous livre par conséquent ce que j’avais nommé une politique « de vieux mâles ». Les mots, peut-être mal choisis, voulaient simplement refléter une situation bien réelle.
Je respecte énormément les politiciens expérimentés avec qui j’ai souvent beaucoup appris et qui savent aussi défendre les intérêts des jeunes et des femmes, mais je reste convaincue que notre parlement devrait mieux représenter la population. Il serait donc temps d’y faire une plus grande place aux femmes et aux jeunes !
Et en attendant, mon slogan est revenu au traditionnel « Les Verts, une longueur d’avance », parce que je sais que dans ce domaine, mon parti est précurseur. Les Verts neuchâtelois le prouvent d’ailleurs en proposant la seule liste représentative du canton.
Alors votez Verts, votez jeunes et votez femmes, pour un parlement plus représentatif !
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Au 21ème siècle, les frontières sont devenues abstraites et perméables ; les espaces économiques et sociaux se redessinent constamment et ne s’arrêtent plus aux limites cantonales ou nationales. Le territoire neuchâtelois n’échappe pas à cette dynamique. Alors qu’il est périphérique au niveau Suisse, il est central pour l’Arc transfrontalier jurassien. C’est ce rôle-clé qu’il devrait assumer plutôt que de se déchirer en d’inutiles luttes régionalistes. Celles-ci sont nombreuses: hautes écoles, hôpitaux, institutions diverses et mobilité. A chaque fois, le monde politique évoque “l’avenir du canton”. Mais ces guerres internes sont plutôt en train de priver Neuchâtel d’un futur qui pourrait être prometteur.
Le dossier de la mobilité, incarné principalement par le RER et les contournements routiers des villes du Haut, est particulièrement représentatif de ce manque de vision. Les Montagnes réclament des transports publics performants pour rejoindre le Plateau suisse ainsi qu’un désengorgement de leurs centres-villes traversés quotidiennement par des milliers de pendulaires. Si le projet initial de RER prévoit des connexions autant avec la France voisine qu’avec les cantons limitrophes, les débats ne portent pour ainsi dire que sur l’axe La Chaux-de-Fonds – Neuchâtel (TransRUN) qui n’est pourtant qu’une pierre (coûteuse, il est vrai) de l’édifice. La dimension transfrontalière de ce dossier a donc presque été abandonnée. Pire, ce sont les contournements routiers du Locle et de La Chaux-de-Fonds qui ont pris le relais. Un peu de transports publics pour les Chaux-de-Fonniers, un tunnel routier pour les Loclois, et surtout, pas de projets trop aboutis pour ne pas effrayer les habitants du Littoral: voilà la vision du Conseil d’Etat.
En parallèle, le canton réinvente sa fiscalité pour être attractif autant pour les entreprises que pour les personnes physiques. Si on reconnaît que la concurrence fiscale n’est pas souhaitable, on profite du système en attendant des décisions de Berne. Cette problématique n’est pas nouvelle. Après la crise horlogère, le canton a abusé des exonérations fiscales pour attirer de nouvelles entreprises. Le percement du tunnel autoroutier sous la Vue des Alpes a contribué à la reprise économique des Montagnes en permettant à la main d’œuvre d’accéder plus facilement aux entreprises du Haut. Mais il a engendré de nombreux problèmes comme la perte de population résidente dans les Montagnes et un trafic croissant. Aujourd’hui, les Neuchâtelois persistent sur la même voie.
Or, la stagnation démographique de La Chaux-de-Fonds ainsi que la continuelle perte d’habitants du Locle ne devraient pas être oubliées. Le territoire des Montagnes se transforme lentement en zone industrielle vidée de ses habitants, de ses services et de sa qualité de vie et les solutions proposées actuellement ne feront qu’accélérer ce processus. Le canton, en évoquant l‘efficience, centralise de plus en plus de services dans le Bas. Pourtant, il ne faut pas oublier que le Littoral est très bien connecté à plusieurs autres villes d’importance. Ainsi, une trop grande concentration des services en ville de Neuchâtel crée une certaine concurrence avec les autres centres urbains du Plateau.
Les Verts neuchâtelois prônent la cohésion cantonale, mais soulèvent également une réflexion plus large. Selon eux, le canton doit devenir une interface, et pas un carrefour, entre la Suisse et la France, entre Berne et l’Arc lémanique. Il faut créer une région forte et solidaire qui assume, d’une part, un rôle moteur pour l’Arc jurassien et, d’autre part, un lien avec le réseau des villes du Plateau suisse. Ceci permettra la restructuration du canton de manière égalitaire. Pour voir ce projet aboutir, les Verts souhaitent pousser Berne à poursuivre une réflexion sur la redéfinition des régions au niveau national et international.
Clarence Chollet et Fabien Fivaz
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C’est avec un grand mécontentement que les Jeunes Vert-e-s Neuchâtel ont appris qu’une association de quartier a obtenu l’arrêt des concerts du King du Lac. Ils estiment que la vie en centre-ville comporte certaines spécificités auxquelles les riverains sont contraints de s’accommoder et qu’il n’est pas normal de priver toute une population de divertissements pour le simple confort de quelques opposants.
Vivre au centre ville est une chance considérable : proximité des commerces, des services, des infrastructures de transports publics, des lieux de vie… Mais tout ceci implique aussi quelques désavantages, à commencer par le bruit engendré par les noctambules qui fréquentent ces quartiers animés. Nul ne l’ignore lorsqu’il s’installe en plein centre d’une cité comme Neuchâtel, lieu de distraction pour tout un bassin de population. Pourquoi, dès lors, se plaindre dès le moindre dépassement de décibels et, pire, priver de plaisir des centaines de personnes pour son simple confort personnel ?
Les Jeunes Vert-e-s estiment que tou-te citoyen-ne a le droit à une qualité de vie correcte et que les conciliations entre associations de quartier et utilisateurs de l’espace public sont extrêmement importantes. Pourtant, il est utile que chacun fasse des concessions afin de garantir les intérêts communs. Dans le cas cité, le King du Lac a consenti à certaines modifications de son installation et de son horaire afin de garantir de meilleures conditions au voisinage. Dès lors, il est maintenant temps que les riverains acceptent les petits désagréments de la vie en centre-ville et qu’ils renoncent à priver toute une population de concerts de qualité. Il en va de la sauvegarde de la vie nocturne de la ville de Neuchâtel et de son attractivité pour la population jeune, ou moins jeune, en recherche d’animations culturelles.
Ces valeurs sont défendues par les Jeunes Vert-e-s et les Verts qui espèrent que les riverains accepteront de renégocier avec les organisateurs des concerts au King du Lac afin de trouver une solution à l’amiable.
