Pour un retour des concerts au King du Lac

C’est avec un grand mécontentement que les Jeunes Vert-e-s Neuchâtel ont appris qu’une association de quartier a obtenu l’arrêt des concerts du King du Lac. Ils estiment que la vie en centre-ville comporte certaines spécificités auxquelles les riverains sont contraints de s’accommoder et qu’il n’est pas normal de priver toute une population de divertissements pour le simple confort de quelques opposants.

Vivre au centre ville est une chance considérable : proximité des commerces, des services, des infrastructures de transports publics, des lieux de vie… Mais tout ceci implique aussi quelques désavantages,  à commencer par le bruit engendré par les noctambules qui fréquentent ces quartiers animés. Nul ne l’ignore lorsqu’il s’installe en plein centre d’une cité comme Neuchâtel, lieu de distraction pour tout un bassin de population. Pourquoi, dès lors, se plaindre dès le moindre dépassement de décibels et, pire, priver de plaisir des centaines de personnes pour son simple confort personnel ?

Les Jeunes Vert-e-s estiment que tou-te citoyen-ne a le droit à une qualité de vie correcte et que les conciliations entre associations de quartier et utilisateurs de l’espace public sont extrêmement importantes. Pourtant, il est utile que chacun fasse des concessions afin de garantir les intérêts communs. Dans le cas cité, le King du Lac a consenti à certaines modifications de son installation et de son horaire afin de garantir de meilleures conditions au voisinage. Dès lors, il est maintenant temps que les riverains acceptent les petits désagréments de la vie en centre-ville et qu’ils renoncent à priver toute une population de concerts de qualité. Il en va de la sauvegarde de la vie nocturne de la ville de Neuchâtel et de son attractivité pour la population jeune, ou moins jeune, en recherche d’animations culturelles.

Ces valeurs sont défendues par les Jeunes Vert-e-s et les Verts qui espèrent que les riverains accepteront de renégocier avec les organisateurs des concerts au King du Lac afin de trouver une solution à l’amiable.

Un salaire minimum pour un niveau de vie décent

Les Jeunes Vert-e-s Neuchâtel félicitent le Grand Conseil d’avoir pris la décision hier, mardi 28 juin, d’introduire dans la Constitution neuchâteloise le principe de salaire minimum pour toutes et tous. Ils rappellent que de nombreuses personnes travaillant à temps plein doivent toucher des aides supplémentaires car certains salaires ne permettent pas un niveau de vie acceptable, et ceci malgré les conventions collectives de travail déjà en place.

Contrairement à ce que les Jeunes Libéraux-Radicaux neuchâtelois (JLRN) prétendent dans leur prise de position en ligne, l’introduction d’un salaire minimum dans le canton de Neuchâtel ne mènera pas « à la paupérisation rapide et dramatique des travailleurs ». Au contraire, elle permettra d’éviter les nombreux cas de « travailleurs pauvres ». Ces derniers sont des personnes travaillant à temps complet et ne pouvant pas joindre les deux bouts, faute de salaire suffisant. Dans le canton de Neuchâtel, on estime qu’ils représentent environ 10% des personnes touchant l’aide sociale, soit environ un millier de personnes (400’000 au niveau suisse). Les femmes sont particulièrement nombreuses dans ce cas.

Les conventions collectives de travail (CCT), bien que très importantes, ne sont pas toujours aptes à garantir un salaire décent à tous les travailleurs. Preuve en est : selon les chiffres publiés hier par l’OFS, les salaires minimaux pour 2011 négociés en leur sein ont diminué par rapport à 2010 en tenant compte de l’inflation. L’introduction d’un salaire minimum de base ne fera que s’ajouter aux négociations des CCT en fixant un montant minimum automatiquement indexé. Les salaires par branche pourront toujours être discutés entre les acteurs concernés.

La décision du Grand Conseil s’inscrit dans un contexte national en mouvement. L’initiative sur les salaires minimums a été lancée en début d’année et la récolte va bon train. Quant à nos voisins vaudois, ils viennent de refuser à une très courte majorité (51%) d’inscrire ce principe dans leur Constitution suite à une initiative populaire cantonale. Toutes ces initiatives prouvent bien le réel besoin d’action forte dans ce domaine.

Il faut rappeler que 21 pays de l’Union Européenne ainsi que de nombreux autres pays à travers le monde, dont les Etats-Unis, possèdent déjà des salaires minimums sans que les conséquences y soient catastrophiques pour la classe moyenne et pour le taux de chômage. Les avantages d’un salaire minimum sont au contraire nombreux, ils permettent notamment de garantir un niveau de vie décent à toutes et tous, de gonfler le pouvoir d’achat d’une partie de la population, d’éviter le dumping salarial (argument important dans un canton frontalier comme Neuchâtel) et de fixer une base pour les négociations des CCT. En outre, de nombreuses études, nous provenant en majeure partie des Etats-Unis, ont prouvé que les conséquences du salaire minimum sur le chômage et sur les moyens salaires que dénoncent les JLRN ne sont pas avérées.

Les Jeunes Vert-e-s Neuchâtel se réjouissent donc de la décision du Grand Conseil et sont confiants que la population saura distinguer les vrais arguments des arguments démagogues avancés par les JLRN et les autres partis bourgeois.

Si vous voulez agir dès maintenant, les JVNE vous recommandent de signer l’initiative populaire fédérale sur les salaires minimums!

Des places de crèches…

Texte rédigé dans le cadre de la votation sur l’initiative « Pour un nombre approprié de places de crèche »

L’accueil de la petite enfance et l’accueil parascolaire sont essentiels pour notre canton. Nous ne pouvons pas faire des économies dans ce domaine. La loi de 2001 est claire : l’Etat de Neuchâtel doit fournir des places de crèche en fonction de la demande. Or, dans les faits, les listes d’attente existent toujours.

L’égalité ntre les hommes et les femmes avance doucement, mais le fossé à combler reste grand.

Les temps partiels sont par exemple occupés à 80% pas des femmes et les tâches domestiques sont assumées uniquement par les femmes dans 80% des familles.

Pourtant, dans le domaine de la formation, les femmes ont comblé leur retard ! Alors, que manque-t-il pour que l’insertion sur le marché du travail se fasse de manière plus égale ? Peut-être des places de crèches…